lundi 25 avril 2016

Piano music of Africa and the African diaspora

Piano music of Africa and the African diaspora est une impressionnante anthologie compilée et éditée par William H. Chapman Nyaho. Elle présente une vue générale fascinante de musique composée par des auteurs africains, tant ceux vivant en Afrique que ceux résidant ailleurs dans le monde. Une grande partie de la musique qui est publiée pour la première fois dans cette collection, inclut un kaléidoscope de styles, de genres et de couleurs différents. Vous trouverez des œuvres influencées par le blues, le jazz ou le ragtime et des œuvres inspirées de mélodies exotiques, d’airs populaires africains ou de rythmes de percussions traditionnelles. La collection se compose de 5 volumes destinés aux pianistes allant du niveau débutant à avancé. Elle s’adresse aux étudiants commençant leurs études mais aussi à ceux plus alertes recherchant un répertoire nouveau et original. 


Un exemple de ragtime sympathique et pas difficile de Valerie Capers Sweet Mister Jelly Roll :



Mais relevons parmi les oeuvres qui sont publiées dans cette collection, deux pièces du compositeur Jamaïcain Oswald Russel genevois d'adoption : Papillons et Humoresque No. 1.
Oswald RUSSELL (né le 16 août 1933 à Kingston en Jamaïque) s’installe à Genève en 1964. Toujours modeste malgré ses succès grandissants, il s’inscrit au Conservatoire de Musique de Genève et huit mois plus tard, il remporte un brillant 1er Prix de virtuosité avec distinction et félicitations du Jury en interprétant le Concerto de Rachmaninoff N°2, accompagné par l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR). 
Il devient Professeur d’improvisation et d’harmonie pratique au Conservatoire de Musique de Genève et à l’Institut Jaques-Dalcroze à temps partiel afin de pouvoir poursuivre parallèlement sa carrière de soliste qui l’amène à se produire dans le monde entier.
Il trouve le temps également de composer, et bon nombre de ses oeuvres font référence à son pays d’origine, la Jamaïque. Ses "Danses Jamaïcaines" ont fait le tour du monde. Il les intégrait souvent dans un programme qu’il avait intitulé "De Mozart au Jazz", programme qu’il modifiait au gré du moment.
Mais écoutez plutôt :




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Patricia

lundi 11 avril 2016

A l'affiche : Fleurs à temps partiel

Madama Butterfly est un vrai classique : un des opéras les plus connus au monde et sûrement le chef d’oeuvre de Giacomo Puccini.

Pourquoi n’arrête-t-il pas de nous émouvoir et de nous surprendre encore aujourd’hui?

On pourra le demander à deux grands spécialistes du théâtre lyrique, Michele Girardi et Anselm Gerhard, avec lesquels on aura l’occasion de se mesurer dans un débat vivant. Ouverte à toutes et à tous, sous la coordination de Giulia Riili, la rencontre aura lieu à Uni Bastions (salle B212) le vendredi 15 avril dès 13h.





La tragédie d’une femme, adolescente et mère, les rapports entre Occident et Japon, opportunisme et fascination pour les parfums, les couleurs et les mystères depuis toujours attribués à l’Orient… : ce sont entre autres les thématiques qui seront traitées pendant une conférence conduite par les étudiants de l’Unité de Musicologie de l’Université de Genève à La Musicale de la Bibliothèque de Genève le même jour à 17h30. Quelques ouvrages appartenant à la bibliothèque ayant servi aux étudiants pour leurs recherches seront dévoilés afin de démontrer la richesse et l'importance du support papier.

Le point d’orgue de la journée sera la musique même. On retournera au début du XXe siècle, quand la radio n'existait pas encore dans toutes les maisons : pour réécouter un opéra il fallait le jouer ! Un exemple de cette manière vivante d’appropriation d’une écoute est le Trio d’Aloïs Berghs, paraphrase instrumentale de Madama Butterfly composée quelques années après la première de l’opéra.


Programme complet

L'entier de la manifestation est tout public et gratuite : bienvenue !

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Fabienne

lundi 4 avril 2016

Le statut d'auteur en musique


Sur nos rayonnages, la collection de matériels d'orchestre historiques occupe une place considérable : partition importante en plusieurs volumes, parties d'orchestre en grand nombre, complétées par des parties supplémentaires manuscrites : le tout très annoté, pendant les représentations données au Théâtre de Neuve au 19e siècle. L'ouvrage collectif Genèses musicales dirigé par Nicolas Donin présente des travaux de recherche qui permettent de comprendre la notion de "la mise à la scène" - expression désignant manuscrits et annotations réalisés pendant les répétitions avant la création proprement dite. 

Dans cet ouvrage, l'article de Rémy Campos Produire une oeuvre musicale : la création de l'Africaine de Scribe et Meyerbeer en 1865 met en lumière tout le matériel nécessaire à la création posthume de cet opéra. Avant la rédaction de son article, l'auteur a proposé ce sujet de recherche dans le cadre de la HEM : 

"Le projet entendait renouveler la manière d’étudier l’acte de composition musicale en ne prenant pas seulement pour objet des partitions achevées (comme le font généralement les travaux musicologiques) mais aussi l’ensemble des traces produites lors des phases créatrices ainsi que le milieu technique dans lequel l’activité artistique s’effectue."

Ainsi, entre la partition laissée par le compositeur Meyerbeer et la création posthume de l'opéra "les copies allaient proliférer", à une époque de changement, où "il va nous falloir reconstruire une définition de l'autorité qui ne fasse pas coïncider strictement un nom propre, un manuscrit autographe et l'intégrité d'une oeuvre. Le modèle ancien vit ses derniers instants au moment où l'Africaine connaît les feux de la rampe. La figure moderne de l'auteur est en effet en train d'occuper une place de plus en plus cruciale dans le monde musical et artistique en général."

Tiré de nos collections, la partition du Faust de Gounod comporte de nombreuses coupures. A la fin du premier acte, l'édition d'époque comporte quatre pages dans le duo entre Faust et Méphistophèles :

 Exemple de coupure dans Faust de Gounod

 - comme on le voit ci-dessus -  qui disparaîtront définitivement dans les éditions ultérieures. Cette partition, ainsi que les parties d'orchestre peuvent être consultées via la bibliothèque numérique de RERO.

La recherche de Rémy Campos nous permet de mesurer la complexité devant laquelle s'est retrouvé François-Joseph Fétis afin de "compléter" le manuscrit autographe de Meyerbeer. De comprendre également le statut attribué au manuscrit autographe et donc aussi à celui d'auteur...

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Muriel