jeudi 15 décembre 2016

Devinette

Une petite devinette pour la fin de l'année ! Quel est le point commun entre Les contes d'Hoffmann d'Offenbach et La dame de pique de Tchaikovski ?

 jeu du pharaon représenté par J.B.A. Raunacher

C'est l'expression "vabanque", liée au jeu du pharaon, qui est présente dans les deux oeuvres lyriques, comme nous l'apprend l'émission Karambolage. Cette expression signifiait "miser autant que la banque".

La Comtesse (La dame de pique), grande joueuse connaît une combinaison qui lui permet de gagner toutes les parties. Et Hermann va tout faire pour qu'elle les lui divulgue !


Acte 2, tableau 4 
  

Aujourd'hui, l'expression allemande "Vabanquespiele" signifie une situation hasardeuse ou risquée, comme jouer à quitte ou double. 

Pour 2017, je ne connais pas vos résolutions, hasardeuses ou non, mais en attendant voici quelques documents en rapport avec les oeuvres citées !

Disponibilité
Muriel

jeudi 1 décembre 2016

Chantons l’Escalade : concert participatif

Le vendredi 9 décembre 2016 à 18h30, afin de vous mettre en verve pour le week-end de l’Escalade, la bibliothèque vous propose d’entonner tous en choeur les chansons de l'Escalade. Sous la direction experte du chef de chœur Yves Roure, fondateur du Grand Chœur de l’Escalade et fidèle lecteur, vous pourrez chanter les titres suivants :
  • Ah la belle Escalade
  • Le psaume 124
  • La prière patriotique, d'Emile Jaques-Dalcroze
  • La farandole de Genève
  • Cé qu'è lainô


Jules-Ami Courvoisier, [18--?], 
BGE, Centre d'iconographie

En intermède, Yves Roure présentera les textes et anecdotes de quelques chansons commandées par la Compagnie de 1602. En effet, en vue du 400ème anniversaire de l'Escalade en 2002, des compositeurs et paroliers bien connus des Genevois ont été sollicités afin d'enrichir le répertoire du Grand Choeur de l'Escalade qui se produit chaque année pour les festivités de décembre. Roby Seidel et Serge Bimpage pour "Seule la mémoire permettra d'oublier", Christine Schaller et Jean-Luc Rieder pour "Les cris de Genève", Gaston et Sarclo pour "L'Escalade vue d'Etrembières", ou encore "La farandole de Genève" - qui sera chantée lors de ce concert - créée par deux "Sweet People", Alain Morisod et Jean-Jacques Egli.

Pour récompenser tous les chanteurs, une soupe aux légumes mettra un point d’orgue à ce concert participatif, ouvert à tous et gratuit.

Disponibilité

Fabienne

lundi 21 novembre 2016

Des livres en l'air à Genève


La Librairie du Boulevard a son arcade bien en vue, Rue de Carouge. Désormais, quand vous passez cette porte, vous pourrez participer au "Livre en l'air".

Qu'est-ce donc ? On peut lire sur le site de la Chambre de l'Economie sociale et solidaire (ESS) : "Verser quelques francs pour contribuer à la mise à disposition d'un "livre en l'air" pour les personnes qui n'ont pas les moyens de s'en offrir. C'est le principe de cette action de solidarité qui s'inspire du mouvement un "café suspendu".
Le concept du mouvement solidaire du Café suspendu a déjà deux ans. Arrivé à Genève l'an passé, il s'applique désormais à la culture.

La Bibliothèque du Boulevard "a toujours été passeuse de savoir, d’idées, de plaisir de lecture, de débats, mais plus encore une librairie profondément différente : autogérée et engagée. Nous avons donc cherché un moyen pour que le livre reste pour chacun un objet quotidien et familier, et non un objet rare et luxueux. Nous avons donc décidé de mettre en place « Le livre en l’air » : qui le souhaite peut décider de verser quelques francs, en plus du montant de ses achats, pour contribuer à la mise à disposition d’un « livre en l’air ». Dès que la somme obtenue atteint le prix d’un livre de poche ou d’un grand format, nous le signalons sur une ardoise à la librairie. N’importe qui peut alors compléter ses achats grâce à ce « livre en l’air ».
Dans ce réseau de solidarité, la Librairie du Boulevard s’engage elle aussi financièrement en ajoutant 20% supplémentaires à chaque versement effectué par les lecteurs".

Alors, solidaire en novembre, Noël en décembre ? A vous de jouer !

Café suspendu (Genève)


Muriel


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lundi 7 novembre 2016

Editions du Faust de Gounod

Le Faust de Gounod est un opéra qui a rassemblé le public dès sa création en 1859. A Genève, sur la scène du Grand Théâtre, depuis l'ouverture en 1879 et jusqu'en 1914, l'opéra de Gounod fut joué 243 fois, le plaçant en première place, devant le non moins célèbre Carmen de Bizet. Pour l'anecdote, le directeur du théâtre lui-même, François Dauphin, a tenu le rôle de Méphistophélès entre 1889 et 1896, chose inimaginable aujourd'hui.* 

Le matériel historique que la bibliothèque possède provient du fonds patrimonial du Grand Théâtre. Ainsi, sur le matériel de l'époque ayant servi aux représentations, on peut observer les annotations et coupures dans cet opéra où il doit y avoir dans cette partition, en dehors de ses appas mélodiques, de ses rythmes pimpants, de ses splendeurs orchestrales et vocales, assez d'émotion humaine pour qu'elle pût enflammer des millions. [in : Mille et un opéras de Piotr Kaminski].

Valse du 2e acte

Aujourd'hui, l'édition critique de Faust est disponible, grâce à l'initiative des Editions Bärenreiter et de sa collection L'Opéra français. Chaque volume répond tant aux exigences musicologiques d’une édition critique qu’à l’usage pratique des théâtres et des interprètes. Les publications tiennent compte de toutes les sources connues. La présentation des partitions et des matériels d’orchestre répond aux normes actuelles. L’apparat critique permet de restituer l’œuvre dans son état original.


Valse du 2e acte (Teatro di San Carlo, 2004)


En venant à la bibliothèque, vous pourrez également visionnez une production de Faust produite par le Metropolitan Opera ou emprunter des partitions.

lundi 31 octobre 2016

Les violoncelles de Giovanni Sollima

Si Giovanni Sollima parcourt actuellement l'Italie et la Grande-Bretagne avec son violoncelle en tant que soliste, c'est du compositeur dont il est question aujourd'hui. Les mélodies de ses compositions sont puisées dans le bassin méditerranéen et il n'hésite pas à mêler les influences, à confronter les genres.

Giovanni Sollima et son violoncelle de F. Ruggeri (Crémone, 1679)
cop. Gian Maria Musarra

Dans la vidéo de Terra Aria proposée ci-dessous, on reconnaît les plus grands violoncellistes du moment, lors du concert final du Cello Biënnale Amsterdam dont la dernière édition a eu lieu ce week-end.

Terra Aria

A Genève, on a déjà eu l'occasion de découvrir les oeuvres de Giovanni Sollima, notamment grâce à Zatar. Ce quartette, formé exclusivement de lecteurs de notre bibliothèque [!] "propose un cocktail détonant de compositions personnelles, de pièces du répertoire classique que les compères se réapproprient en les ouvrant à l’improvisation, ou encore de thèmes du violoncelliste italien Giovanni Sollima, qui associent des mélodies d’une grande beauté nostalgique à des rythmes méditerranéens." Leur premier album, sorti en début d'année a d'ailleurs pour titre Terra Aria (VDE-Gallo).

Zatar à l'aube en août dernier

La bibliothèque vous propose quelques partitions de ce compositeur atypique.

Disponibilité
Muriel

lundi 24 octobre 2016

Musique arabe à 3 temps

Nouvellement acquises : Les belles valses de la musique arabe

C'est un travail de compilation et de transcription d'Amina Srarfi. Dans sa biographie, on apprend qu'elle est la "première femme chef d'orchestre en Tunisie et dans le monde arabe. 
Avec un diplôme de musique arabe, un premier prix de violon et un DEUG en musicologie, Amina Srarfi fait ses débuts professionnels dans l'enseignement. 
En 1988, elle crée et dirige le Premier Conservatoire privé de musique et de danse à qui elle donne le nom de son père Kaddour Srarfi illustre violoniste, compositeur et chef d'orchestre. 
En 1982, elle est violoniste au sein de l'Orchestre Symphonique de Tunis et dirige en parallèle la chorale d'enfants de La Radio Télévision Tunisienne. Elle s'illustre également dans la production d'émissions enfantines radiophoniques et télévisées. 
En 1992, elle crée le Premier Orchestre Féminin "El'Azifet" qu'elle dirige elle-même ce qui représente une première dans le paysage musical arabe."


Comme l'explique Amina Srarfi, le répertoire de la musique arabe du XXème siècle comporte des oeuvres intéressantes de grands maîtres. Malheureusement, les partitions sont souvent rares. C'est pourquoi elle les a écrites elle-même pour son orchestre, en se basant sur des enregistrements sonores. Elle a opté pour des valses - dont elle distingue trois catégories : la valse classique, la valse viennoise et la valse andalouse - afin de montrer l'évolution de ce genre musical et leur adaptation par les compositeurs à leurs culture, coutumes, sentiments, créant ainsi de nouvelles écritures et formes d'expression musicale. On trouve des grands noms de la musique arabe tels Zakaria Ahmed, Farid El Atrache, Hédi Jouini. La transcription de ces valses comporte la ligne mélodique et, comme la plupart sont chantées, les paroles sont données en regard de la partition... en caractères arabes !

Fabienne

Disponibilité

lundi 10 octobre 2016

Concert en hommage à Ginastera

Alberto Evaristo Ginastera (1916-1983), grand compositeur argentin est né et a grandi à Buenos Aires. Il fréquente le Conservatorio Alberto Williams où il obtient une médaille d’or de composition (1935) puis le Conservatoire national de musique d’où il sort avec les honneurs (1938).

D’abord marqué, dans sa jeunesse, par l’impact du folklore argentin, Alberto Ginastera s’ouvrira progressivement aux formes musicales contemporaines. Ceci en essayant de les intégrer aux rythmes spécifiques argentins.

Sa carrière prend un tour nouveau lorsqu’il rencontre Aaron Copland (1941).

En 1942, il décroche une bourse Guggenheim pour un séjour d’études aux USA qui sera reporté à la fin de la Seconde guerre mondiale.  A son retour de New York, il est reconnu comme un des principaux compositeurs argentins régulièrement joué à l’étranger.

Il participe activement au développement institutionnel de son pays, puis après une mise à l’écart par le pouvoir argentin, il prend ses distances avec ses origines latino-américaines. Ginastera instaure alors plus de rigueur et de procédures avant-gardistes à ses compositions.

En 1971, il s’installe avec sa seconde épouse la violoncelliste Aurora Natola à Genève, ville où il vivra ses douze dernières années. 

A. Ginastera et A. Natola. Photo Mandanis - Genève

Nous vous proposons, dans le cadre des 

Quatre saisons 2016-2017 de La Musicale

un concert en hommage à ce fameux compositeur, mardi 18 octobre 2016 à 20h. Vous pourrez entendre : Julia Boyer, violon ; Esther Lefebvre, violoncelle ; Marie Duquesnois, piano.


Au programme :


Alberto Ginastera

Milonga op. 3 pour piano

Danzas argentinas op. 2, no 1 et 2, pour piano solo 

Pampeaña op. 16, no 1, pour violon et piano

Pampeaña op. 21, no 2, pour violoncelle et piano

Puneña op. 45, no 2, pour violoncelle solo

Astor Piazzolla

Oblivion, pour violon, violoncelle et piano

Revolucionario, pour violon, violoncelle et piano

La muerte del Ángel, pour violon, violoncelle et piano

Entrée libre



Pour vous faire une petite idée de ce que vous allez entendre, voici un extrait des Danzas Argentinas interprétées par une compatriote argentine Martha Argerich :



Une exposition consacrée à la vie et à l'oeuvre de Ginastera est également visible dans nos vitrines jusqu'à fin janvier 2017.

 Patricia

 

lundi 3 octobre 2016

Bechet en Suisse romande

Sidney Bechet sur la Rive droite de la Rade,  
©United Music Foundation

Sidney Bechet en Suisse/in Switzerland aquis récemment à la bibliothèque est le témoin du succès en Europe de Sidney Bechet. Entre 1949 - premier concert au Victoria Hall et sa mort en 1959, les concerts en Suisse vont se succéder ! Les enregistrements qui accompagnent photos et témoignages, sont le plus souvent inédits et illustrent magnifiquement le lien particulier que Bechet entretenait avec la Suisse. 

Rendue possible grâce à l'United Music Foundation de Genève, ce coffret a été honoré par la presse, sur les ondes et la RTS, puis distingué du Prix du meilleur inédit par l'Académie du jazz en 2014.

Certains programmes des concerts de Sidney Bechet au Victoria Hall qui sont reproduits dans l'ouvrage proviennent de notre bibliothèque et peuvent y être consultés.

Disponibilité
Muriel




jeudi 22 septembre 2016

Music online : Classical scores library

Pour un mois d'essai, la bibliothèque propose un accès à la base de données Music on line : Classical scores library. Depuis les postes de la bibliothèque uniquement, vous pouvez tester cette base contenant plusieurs milliers de partitions.

Parmi les différents produits proposés par l'éditeur Alexander Street, cette base est la plus grande en son genre et est une ressource pour les étudiants et musiciens s'intéressant au domaine de la musique classique. Elle contient plus de 51'000 titres - 90% étant encore sous droit d'auteur - pour plus de 1,3 million de pages des plus importantes partitions en musique classique, du Moyen Age à l'époque contemporaine. On y trouve plus de 4'600 compositeurs, avec des incontournables tels Mozart ou Tchaikovsky, mais aussi des artistes actuels tels Kaija Saariaho, Peter Maxwell-Davies...

 
Certaines partitions existent bien évidemment déjà sous forme papier dans la collection de notre bibliothèque, mais pour la partie plus contemporaine par ex., la base complète notre fonds de musique imprimée.

Il y a des accès par titres, genres musicaux, instruments, auteurs, éditeurs, périodes. La recherche est simple ou avancée et le résultat peut être affiné et trié.

Dans la version test il n'est pas possible d'imprimer les partitions, mais en cas d'abonnement définitif cette fonctionnalité sera activée.

Cet essai débouchera peut-être sur un abonnement : testez et donnez-nous votre avis si vous êtes satisfaits (ou pas...) de ce nouvel outil !

Fabienne

lundi 19 septembre 2016

Les archives du Montreux Jazz Festival

"La formule avait fait ses preuves ; elle a été à nouveau appliquée avec un succès qui surpassa encore celui de l'an dernier. [...] Il y eut d'une part, une confrontation d'orchestres européens et, d'autre part, un rendez-vous de vedettes anglo-saxonnes, le temps de cinq concerts aux programmes bien remplis, et devant un public dont l'enthousiasme et l'affluence allèrent croissants". Ces propos tirés du Journal de Genève du 31 juillet 1969 évoque la 3e édition du Montreux Jazz Festival. Le journaliste, Demètre Ioakimidis ne savait pas alors l'ampleur et la renommée qu'allait prendre la manifestation.


Le dernier numéro de la Revue musicale suisse explique la performance de l'EPFL afin d'archiver le célèbre Montreux Jazz Festival. Jolie manière de souligner le 50e anniversaire du festival. On y apprend qu'il aura fallu une petite dizaine d'années pour que le projet aboutisse entre la prise de conscience d'enregistrements uniques dès les premières éditions et la réalisation du Montreux Jazz Digital Projet. L'équipe de l'EPFL dirigée par Alain Dufaux réunit également un nombre importants d'étudiants et de chercheurs. A la question de quels sont les enjeux d'un tel projet, son directeur répond :
Pour le festival, c'est bien évidemment d'assurer la conservation de son patrimoine audiovisuel, donc une bonne partie de son histoire. Pour l'EPFL, sans compter les défis que constituent l'opération de sauvegarde elle-même et la recherche de fonds qui lui est liée [...], ce matériau sert un nombre important de projets dans les domaines du traitement des données numériques, du machine learning, mais également des neurosciences, de l'architecture et du design, ceci pour la création de plateformes immersives destinées à la découverte des archives.
Le futur ArtLabBuilding de l'EPFL dédié à la culture abritera le Montreux Jazz Heritage Lab. Avis aux amateurs, pour le grand public l'accès à ces archives sera possible lors des portes ouvertes de l'EPFL, les 5 et 6 novembre prochain.


immersion audio et visuelle

Disponibilité (Revue musicale suisse)
Disponibilité (50 summers of music)
Muriel

lundi 12 septembre 2016

Un petit refrain pour la rentrée

Camille Laurens dans son essai Encore et jamais évoque les variations et les motifs répétés de nos vies, auxquels on ne peut échapper. D'un chapitre à l'autre, l'auteure aborde aussi toutes formes de répétitions artistiques qui l'attirent. Elle s'en explique ci-dessous :




Un chapitre est consacré aux refrains de chansons dont le titre Da capo traduit bien cette idée de va-et-vient temporel.

J'ai une passion pour les chansons, les refrains [...]. Le refrain fait effraction dans la continuité des jours qui passent, il joue son rôle de madeleine trempée dans le passé, convoquant sans crier gare notre mémoire involontaire [...]. Moi, en ce moment, j'ai deux refrains dans la tête. L'un est de Charles Aznavour, emmenez-moi au pays des merveilles, je le chante à personne, mais tout le temps : à force de le fredonner entre mes dents, je vais bien finir par l'envoyer trotter dans la mémoire d'un autre - un refrain c'est pédagogique. Je me passe aussi Revivre de Gérard Manset, on voudrait vivre encore la même chose, le temps n'est pas venu qu'on se repose. Il faut refaire encore ce que l'on aime. C'est une chanson triste, presque tragique, mais sa répétition est heureuse. Elle revient sur la fuite du temps, on s'y revoit saumon qui monte et qui descend, on se voit se lever, recommencer, sentir monter la sève, mais ça ne se peut pas, non ça ne se peut pas, martèle Manset, coupé net, arrêté dans l'élan, ça ne se peut. Mais si, ça se peut. Bien sûr que ça se peut. Il suffit de remettre la chanson au début. (pp. 68-71)
Afin de fredonner vous aussi quelque refrain, venez fouiner dans les rayons, et là laissez-vous aller aux émotions car comme le dit Annie Ernaux : La chanson est le sentiment heureux du temps. Et, puisque c'est la rentrée : un p'tit refrain pour la journée !


Disponibilité (Encore et jamais)
Disponibilité 
Muriel

lundi 5 septembre 2016

Singbuch.ch

Dernièrement, la bibliothèque a acquis 10 volumes de la collection Singbuch.ch.

Il s'agit de recueils de partitions pour choeur mixte, choeur de femmes ou d'hommes, choeur d'enfants et de jeunes. Elles sont souvent éditées en relation avec un événement choral suisse : la Fête suisse de chant, le Festival suisse de choeurs d'enfants et de jeunes. Elles regroupent diverses mélodies avec entre autres les chants officiels, provenant de concours de compositions de l'événement en question.

Certains recueils permettent de faire un tour de Suisse en musique, avec des chants courts, faciles à répéter. Ils contiennent des chansons nouvelles ou traditionnelles, de chaque canton, dans une des langues nationales ou en dialecte. Pour Genève, on trouve par ex. "Que le jour me dure !", (J.-J. Rousseau), arrangé pour choeur d'hommes, ou "Intercession" (B.Schulé) pour choeur mixte.


Ce projet éditorial Singbuch.ch est mené par un groupe de base composé de : Peter Appenzeller, Hans-Jörg Ganz, Michael Gohl, Jürg Gars et Meie Lutz, tous actifs dans l'éducation musicale, comme musicien, directeur ou compositeur. Selon les cas, d'autres professionnels sont invités à collaborer avec eux. Leur objectif est de créer du matériel pour la promotion du chant dans les écoles en publiant des recueils de chansons sous forme de livret.

couvrez donc cette série dans le but "d'éveiller et d'augmenter la joie de chanter" !

Disponibilité

Fabienne

lundi 29 août 2016

John Adams à la Bâtie

John Adams à Seattle, cop. Chris Bennion
Workshop no 1

John Adams sera l'invité du Festival La Bâtie 2016 :


"Schéhérazade : un nom qui allie la douceur, la force, la résistance et la beauté. Une icône de l'Orient pour guider cette 40e édition de La Bâtie [...].
Une figure tutélaire qui a inspiré John Adams, grand invité de la Bâtie 2016, pour la composition de Scheherazade.2, symphonie dramatique pour violon et orchestre [...]. Connu pour son éclectisme  et ses voltes-faces, Adams a su innover et se renouveler ; il est en ce sens l'un des rares compositeurs à travailler en rapport avec l'actualité - comme en témoigne On the transmigration of souls signée pour l'Orchestre philharmonique de New York en commémoration des attentats du 11 septembre 2001, et qui lui a valu le prix Pulitzer. Compositeur vivant le plus joué au monde, Adams est passé maître dans l'art de synthétiser les musiques savantes et populaires, écrites et orales, entre polyphonies contemplatives et grands élans dramatiques. (Extraits du programme de La Bâtie 2016)                                                 
Parmi les projets gravitant autour du compositeur, le film Amore de Luca Guadagnino, sorti sur nos écrans en 2010, dont la musique est issue de pièces symphoniques et lyriques de John Adams. Le film est projeté dans la salle Fonction Cinéma de la Maison du Grütli La projection sera précédée par une rencontre à la Bibliothèque de la Cité.

Toutes les informations sur Scheherazade.2 et sur John Adams peuvent être consultées et écoutées sur le site earbox.com consacré au compositeur.

Et, une visite à la bibliothèque peut vous faire découvrir ce compositeur grâce aux partitions que nous vous proposons !

Disponibilité (film)
Disponiblité (partitions)
Muriel





lundi 22 août 2016

Samba et musique brésilienne à l'honneur...

Le Brésil fête cette année le centenaire de la samba. C’est en effet en 1916 que fut enregistré pour la première fois une samba sous cette appellation.  Un certain Donga dépose auprès de la Biblioteca Nacional de Rio de Janeiro la version écrite d’une chanson qu’il a composée avec d’autres musiciens, « Pelo Telefone ». 


Elle est aussitôt enregistrée, commercialisée sur disque 78 tours et devient un immense succès. La samba moderne et urbaine est née. 

 
Les origines de la samba sont diverses et remontent au-delà du 19e siècle. Cette musique puise sa source dans les rythmes et danses des descendants d’esclaves africains.
Vous pouvez écouter Toquinho, actuel "Prince de la samba" ayant côtoyé les grands interprètes de la samba tel que Vinicius de Moraes, dans une émission qui lui fut consacrée sur France musique en janvier 2016.
 
Mais la musique brésilienne jouit d’une grande richesse et diversité de genres grâce à son triple héritage amérindien, européen (portugais principalement) et africain, ne se limitant pas seulement à la samba et la bossa nova.


La Musicale vous propose à cette occasion de venir découvrir son choix de partitions de musique brésilienne dans ses rayons et de vous laisser bercer par ces rythmes chantants et dansants.

Patricia

lundi 15 août 2016

La rencontre de Lubeck (1705)

Sur le chemin des vacances, passage à Lubeck ! Emotions renouvellées à l'entrée de la Marienkirche - juste pendant une répétition ! L'orgue nous saisit !

La rencontre du maître Buxtehude avec le jeune Johann Sebastian Bach, venu à pied de Arnstadt, a bien eu lieu dans cette église pendant les semaines de l'Avent de l'hiver 1705 (Les "Abendmusiken" de Lubeck, créées par le prédécesseur et beau-père de Buxtehude : Franz Tunder).

Gilles Cantagrel, musicologue, membre de la Fondation Bach de Leipzig, auteur de nombreux ouvrages sur l'orgue, sur Bach et sur Buxtehude, était l'homme capable d'imaginer La rencontre de Lubeck, et nous la restituer ! A sa lecture, cette rencontre nous permet d'imaginer facilement les rues, et les intérieurs plongés dans la nuit longue de décembre, sans pour autant freiner les répétitions, ni la composition... 


Plaque commémorative à l'intérieur de l'église

"Régulièrement, Sebastian se rend dans le cabinet de travail de Buxtehude, auprès du maître. Et celui-ci lui confie des partitions de ses propres oeuvres, il l'a incité à en prendre des copies - plus encore, il les commente pour lui. Un jour, il lui a aussi montré les trésors de sa bibliothèque musicale, tout ce qui'il a hérité de son beau-père, dont d'admirables pages de Carissimi qu'il vénère, ce qui lui a laissé son propre père, tout ce qu'il a acquis lui-même, ses copies des oeuvres de ses prédécesseurs, les musiques de Sweelinck, de Scheideman et de Weckmann, les pages de ses collègues et même de certains de ses élèves, de celles de Bruhns en particulier [...].
Très vite, il a fallu, en plus des Abendmusiken, répéter toutes les musiques pour les temps de Noël [...]. Une fois encore, Sebastian a vu le maître à l'oeuvre, comment il a choisi très exactement les morceaux à exécuter pour réaliser la plus belle des liturgies, et comment, par la grande musique figurée mêlant les voix à divers instruments, par les cantiques et par les pièces d'orgue, il ne cesse de composer une prédication qui s'étend sur toute la durée de la journée, à la messe puis aux vêpres". [pp.111-113, 133]


Abendmusik : aucune n'a été conservée, 
mais proche de la cantate BuxWV 113

Enfin, si vous souhaitez écouter l'auteur Gilles Cantagrel, il sera invité au Festival Bach de Lausanne en novembre prochain. Thème de la conférence : "Bach et la mort : motets et passions".

Extraits audio d'une émission consacrée à son livre

Disponibilité de quelques oeuvres citées

Muriel

lundi 8 août 2016

Sentiers culturels : d'une bibliothèque à l'autre

La Ville de Genève propose divers sentiers culturels. Munis de plan, guide audio, pages internet et applications mobiles, la ville vous attend...
Actuellement aux nombres de cinq, les quatre premiers sentiers sont consacrés aux différents quartiers de la ville. Le cinquième "D'une bibliothèque à l'autre propose de se perdre dans les rues de Genève à travers l'imaginaire d'auteur-e-s pour qui la cité fut le décor de leur fiction. Les extraits reproduits sont autant d'invitations à se rendre dans l'une des bibliothèques de la ville et d'en prolonger la lecture".



Pour le quartier Pâquis-Nations, c'est Lamartine qui est cité :

"Que Genève à nos pieds ouvre son libre port
La liberté du faible est la gloire du fort.
Que sous les mille esquifs dont les eaux sont ridées,
Palmyre européenne au confluent d'idées, 
Elle voie en ses murs l'Ibère et le Germain, 
Echanger la pensée en se donnant la main"
 "Ressouvenir du Lac Léman", Méditations, 1841


Sur la rive gauche, La Musicale est aussi une étape. Vous y trouverez une mélodie célébrant le Léman de ce même Lamartine - sur une musique de Niedermeyer - parmi les 50'000 partitions qu'elle met à votre disposition.

A écouter ou à lire avant de partir découvrir votre quartier ou la rive d'en face !
Muriel  

lundi 1 août 2016

Chauve-souris de bibliothèque

On connaissait les rats de bibliothèque. Mais les chauve-souris de bibliothèque ?

Incroyable rencontre cet été en pleine réunion de travail : habituées à croiser plutôt des moineaux rentrant par les fenêtres largement ouvertes en cette période estivale, les bibliothécaires ont fait l'étonnante connaissance d'une petite chauve-souris égarée, voltigeant difficilement dans le grand espace de la bibliothèque puis se posant à bout de force sur le sol. Bizarre : en plein jour, à l'intérieur d'un bâtiment, à un rythme de battement d'ailes bien faible...




Ce serait-elle échappée d'une opérette de Strauss




Ou d'une chanson de Thomas Fersen




Ou carrément de la bande originale d'un film ?



Que faire pour bien faire ? 

Le site du Centre de coordination ouest pour l'étude et la protection des chauves-souris nous renseigne : 

"Si vous avez trouvé une chauve-souris fatiguée ou blessée, ne la touchez pas à main nue. Comme lors de toute manipulation d’un animal sauvage, prenez des gants ou un chiffon. Placez l’animal dans un petit carton qui ferme dans lequel il y a 2-3 coupons de papier ménage humidifié, puis appelez le spécialiste chauves-souris CCO de votre région. Ne rien donner à manger à la chauve-souris."

Le répondeur du spécialiste genevois (chiroptérologue, dans le jargon) nous conseille également d'amener directement notre trouvaille à la réception du Museum d'histoire naturelle. Chose faite !*

Il faut noter que le Museum est spécialiste en la matière et abrite même la Bibliothèque mondiale des chauves-souris

Eh bien voilà, on y arrive presque à notre "chauve-souris de bibliothèque"** !


Fabienne

* Aux dires de la spécialiste du Museum, la chauve-souris se porte bien. C'est une adulte, qui après avoir repris des forces et des vitamines ira se régaler de moustiques rapidement et en totale liberté !

** On apprend sur le site de l'ENSSIB (École Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques) qu'il existe réellement des chauves-souris dans deux bibliothèques portugaises qui, en mangeant des insectes qui pourraient être nuisibles, protègent ainsi les livres anciens qui sont conservés !