lundi 25 août 2014

A l'affiche : Rythmes de l'Inde

Le 3 septembre prochain Sébastien Millius vous fera découvrir toutes les subtilités des rythmes de l'Inde lors du premier Salon musical de la saison 2014-2015. Voici deux suggestions de lecture sur ce thème.

"Le raga, cadre mélodique, et le tala, cadre rythmique, constituent les deux piliers de la musique indienne... Les talas sont cycliques et présentent de multiples combinaisons de mesures. De même qu'il existe un langage de la mélodie, il existe un langage du rythme attaché aux anciens pas de danse classique. Ceux-ci sont eux-mêmes liés aux sons produits par le tambour. Dans la musique, le tala est indiqué par des gestes manuels..." 


La partition de Connolly contient une introduction  à la musique indienne pour comprendre les morceaux de musique notés en solfège de façon occidentale, avec des explications sur la notation musicale indienne. Idéale pour une première approche par les musiciens occidentaux. Le violon est très répandu dans la musique classique indienne du Sud, dite musique carnatique, alors que le tabla et le sitar sont des instruments prisés dans la musique hindoustanie du Nord de l'Inde. Un CD coproduit par le centre d'enseignement Bharatiya Vidya Bhavan accompagne la partition.


La méthode Indian Rhythms for drumset de Pete Lockett sera utile aux batteurs souhaitant enrichir leur répertoire avec des rythmes et des instruments à percussion traditionnels de l'Inde : mridangam, kanjira, ghatam, tabla. Quelques leçons sont déjà en ligne sur le site personnel de l'auteur Pete Lockett.
 










Pete Lockett jouant du ghatam avec Vikku Vinayakram, son maître indien




Pour aller plus loin dans l'apprentissage ou la pratique, les Ateliers d'ethnomusicologie de Genève offrent un choix de cours de musique indienne du Nord et du Sud. Le conférencier Sébastien Millius, quant à lui, enseigne les percussions au Grand-Saconnex au sein de l'association Musica. Formé à la haute Ecole de Musique de Genève, il participe aux projets de recherche de l'établissement sur les systèmes rythmiques de l'Inde en lien avec la pédagogie musicale.

Disponibilité
Tullia 

lundi 18 août 2014

Du Kiosque : Le jazz revisite La Nouvelle Vague




Stéphane Kerecki, contrebassiste, revisite, avec son 4tet, les films de la Nouvelle Vague : son dernier CD comprend des morceaux se basant sur les thèmes des musiques de films suivants :
Tirez sur le pianiste, Le mépris, Pierrot le Fou, Les Demoiselles de Rochefort, Les 400 coups, Ascenseur pour l’échafaud, Alphaville, La mariée était en noir, Lola, A bout de souffle...
Dans l'article qui lui est consacré dans le numéro 663 "spécial été 2014" de Jazzman, il explique son engouement pour les films des années 50 et 60 : 
J'ai toujours été touché par la liberté des films de la Nouvelle Vague. Ils parviennent à exprimer des émotions qui jusqu'alors n'avaient pas été traduites au cinéma, ou du moins pas comme ça. Chez Godard notamment, il y a des séquences entières qui viennent rompre le fil narratif, comme des sortes de petits poèmes cinématographiques indépendants [...]. La motivation première de ce disque, ç'a été l'envie d'essayer de transcrire ce type d'émotion en musique".
Travail minutieux et minimaliste pour dégager un thème, un phrasé, Stéphane Kerecki a dû retravailler un matériau essentiellement symphonique afin d'un composer une transcription pour quartette de jazz. Il a également invité la chanteuse Jeanne Added pour deux chansons célèbres : la première de Pierrot le Fou (en son temps, le répertoire de Jeanne Moreau), la deuxième La chanson de Maxence dans Les demoiselles de Rochefort :
[Ces] deux chansons me touchent. J'ai cherché à les aborder de façon naturelle, de les dire autant que de les chanter, en restant au pllus près des mots et des émotions. Ce choix d'interprétation a induit la forme et les arrangements, ultra minimalistes. J'aime de plus en plus travailler à faire émerger la parole qui se cache dans le chant. Jeanne Added

Le quartette au travail sur Nouvelle Vague

A écouter... et re-découvrir !

Disponibilité (Jazz magazine)
Disponibilité (Nouvelle vague de S. Kerecki)
Disponibilité (partitions: Demoiselles de Rochefort, Le mépris) 

Muriel

lundi 11 août 2014

Bicentenaire... des Deux jaloux

En cette année du bicentenaire, la bibliothèque examine les partitions composées à l'aube du canton de Genève.

Parmi les matériels d'orchestre d'oeuvres lyriques conservés à la bibliothèque, voici une petite curiosité : Les deux jaloux, opéra-comique composé par Sophie Gail. Femme compositrice pendant la période de la Révolution française, sa carrière débute par la composition de romances. Les deux jaloux date de 1813 et serait le premier opéra-comique à être composé par une femme. 

Edité par Pierre Gaveaux, l'oeuvre reçut un accueil favorable au Théâtre Feydeau. Les Genevois durent attendre quelques années avant d'entendre cet opéra en 1831... grâce aux copies manuscrites qui nous sont parvenues jusqu'à aujourd'hui !






Pour prolonger sur le thème de la musique à Genève en 1814, voici, entre autres, deux événements cette prochaine saison :

- concert-conférence sur La musique de salon dans les salons genevois autour de 1814 par Rémy Campos et Pierre Goy


- concert Grande Histoire, petites annonces par l'OCG et la Fanfareduloup Orchestra ("Sur la base des éditions no 42 du 1er juin 1814 et/ou du no 31 du 20 mai 1815 des Affiches, Annonces et Avis Divers de la Ville de Genève, un collectif de compositeurs issu des deux ensembles musicaux puise dans les annonces et avis de ce périodique afin d’en tirer une narration musicale poétique, mettant en avant les réalités et tracas de la vie quotidienne face à cet événement capital de l’histoire de Genève").

A consulter Les deux jaloux

Disponible (encyclopédies sur les compositrices)
Muriel

lundi 4 août 2014

Un air de plage : musiques du vent

Pour les vacanciers s'en allant sur les plages venteuses de l'Atlantique, voici un manuel amusant pour varier les activités et occuper curieux ou bricoleurs :   

Musiques du vent : 14 instruments à fabriquer + 4 chansons éoliennes

Des instruments à construire comme le "plastorgue", le "moulin girouette" ou le "fil chantant de cerf-volant" sont proposés avec explications et en images. Réalisés avec des moyens simples, ces instruments de musique sont à faire sonner par l'action naturelle du vent. En effet la musique éolienne est produite par le vent sur des instruments spécifiquement fabriqués pour fonctionner grâce à son action.

"Ne nécessitant pas la présence d'intervenants musiciens, cette musique naturelle est une des plus anciennes de notre planète au même titre que celle de l'eau. Le vent léger bruite les feuilles des arbres, la tempête siffle dans les branches, la brise fait sonner les blés. Les bourrasques font mugir les cavités des gorges profondes..." (p. 4.)





En deuxième partie de l'ouvrage sont présentés les instruments éoliens traditionnels autour du monde, de la France à la Chine. On y apprend par exemple que la "tuile à loup" des Cévennes était placée au faîte du toit, les vents de l'hiver la faisant siffler, elle servait de signal d'alerte aux loups.


Les auteurs Didier Ferment, Bruno Tondellier et Uli Wahl sont avant tout des facteurs d'instruments de musique éolienne et expérimentateurs des sons, ils vous invitent à une rencontre sur le site internet Les ventscourtois.


Vous l'aurez compris, cet ouvrage pourra aussi être utilisé lors d'activités pédagogiques dans le préau de l'école, à la campagne ou à la montagne. Découvrez à la bibliothèque les livres pédagogiques de musique pour la classe sur d'autres thème des Editions musicales Lugdivine.

Disponibilité
Tullia