mercredi 24 décembre 2014

Noël de musique indienne

J'ai eu la chance de visiter en Inde le Ganga Learning Centre, dirigé par un musicien tabliste indien, Mani Shankar Tripathi. Je vous propose ainsi un Noël indien, avec des méthodes et partitions pour instruments traditionnels de musique classique indienne, à savoir les tablas, le sitar, le mridangam, la veena, le shehnai...



Pourquoi un Noël indien ? Simplement afin de relayer une demande de soutien lancée pour la création d'une académie de musique destinée aux plus pauvres et aux exclus de l'éducation musicale en Inde, au sein du Ganga Learning Centre. Offrez un instrument de musique!



Le Ganga Learning Centre est une modeste ONG dont le projet est de soutenir des familles défavorisées. Le centre accueille une vingtaine d'enfants éduqués et scolarisés durant deux ans, en vue de leur intégration dans une école officielle ensuite. En parallèle leurs mères sont formées et intégrées à un atelier de couture, situé sous la salle de classe, permettant ainsi à ces femmes de générer un revenu pour l'école, d'une part, et surtout de prendre en charge l'écolage et la responsabilité de l'éducation de leurs enfants, d'autre part. Les femmes reçoivent également, tout comme leurs enfants, des cours d'anglais et d'informatique. L'Académie de musique sera un "plus" en attente de vos dons.

Vous pouvez soutenir ce projet en consultant le site internet ou la page facebook du Ganga Learning Center, ou en contactant la directrice financière basée en Allemange (deutsh/engl.) : bhavani@gangalearningcentre.org

Joyeux Noël !

Disponibilité
Tullia


lundi 15 décembre 2014

Schott world music

En ces temps où le ciel est plus proche de nos pieds que de la stratosphère, rien de tel que de s'évader sous d'autres latitudes - peut-être plus ensoleillées - et en musique.

Schott édite une magnifique série "World music" dont vous trouvez une vingtaine de titres dans la collection de la Bibliothèque musicale. 

Avec une couverture bigarée et dépaysante, chaque partition propose des airs traditionnels, de niveaux différents, avec des conseils stylistiques, des informations historiques. Un disque permet d'écouter tous les morceaux.

Selon la partition que vous emprunterez, vous voyagerez ainsi en Argentine, Brésil, Mexique, Irlande, Hongrie, Angleterre, France, Scandinavie, Ecosse, Corée, Inde... (avec quelques exemples musicaux directement en ligne pour certains pays) au son du piano, violon, violoncelle, accordéon, flûte, flûte à bec ou ukulele.

 
Bon voyage !

Disponibilité

Fabienne

jeudi 11 décembre 2014

A l'affiche : Offenbach au Grand Théâtre



La Grande Duchesse compte parmi les grands succès du 19e siècle


Le Grand Théâtre termine l'année avec Jacques Offenbach et La grande Duchesse de Gérolstein. L'opéra-bouffe n'a plus été joué sur la scène de la Place de Neuve depuis 38 ans contrairement à d'autres opéras d'Offenbach repris régulièrement.

Petit retour en arrière pour constater qu'en 1867, année de sa création, il en a été tout différemment. La Scène, feuille suisse, littéraire, artistique et théâtrale, conservée à la bibliothèque nous permet de constater de la grande activité "offenbachienne" au Théâtre de Genève entre 1865 et 1880. Pour exemple, Barbe-Bleue et La grande Duchesse de Gérolstein furent représentés à Genève, les mêmes années qu'à Paris, soit 1866 pour le premier, et 1867 pour le second.  
La Scène nous permet aujourd'hui d'avoir connaissance de l'ampleur de ces succès. En 1868, La Belle Hélène, La Grande duchesse de Gérolstein et La Vie parisienne atteignent respectivement 292, 243 et 293 représentations dans la capitale. 
A Genève, le succès de ces œuvres est notoire. La Belle Hélène est représentée plus de 28 fois en quelques semaines entre octobre 1865 et mars 1866. Quant à La grande Duchesse, La Scène du 24 octobre 1867 rend compte de la soirée de création :
C'est une véritable solennité que la représentation à laquelle nous avons assisté avant-hier soir mardi. Il serait difficile de rendre la curiosité empressée du public pour entendre la nouvelle composition musicale de M. Jacques Offenbach [...]. Commencée à huit heures, la pièce s'est terminée vers minuit, au bruit des applaudissements et des rappels, après avoir, pendant près de quatre heures, provoqué des éclats de rire interrompus seulement par des bravos répétés des spectateurs.
Le 27, on peut lire :

La seconde et troisième représentations de la Grande Duchesse n'ont fait que confirmer la réussite de la première, c'est un réel et grand succès d'artistes et de pièce, l'exécution est homogène, la mise en scène splendide, en un mot tout contribue à la vogue de cet ouvrage, qui atteindra un nombre fabuleux de représentations. Parmi les morceaux les plus remarqués nous citerons : la chanson : "Ah que j'aime les militaires" dite par Mlle Geoffroy avec un brio parfait...
L'opéra-bouffe est repris successivement en 1870, 1871, 1872, 1874, 1875 et 1889.
 
Décors de Chantal Thomas

Ces prochains jours, c'est dans une mise en scène de Laurent Pelly, avec Ruxandra Donose dans le rôle-titre que les Genevois pourront le (re-)découvrir.

Le dossier pédagogique conçu par le Grand Théâtre est disponible ici, complété par l'interview du metteur en scène dans le dernier Act O.
Et, pour ceux qui n'iront pas, une retransmission aura lieu mercredi 17 décembre où France-Musique consacrera la journée au Grand Théâtre.

Disponibilité

Muriel

lundi 8 décembre 2014

Brève : les questions musicales d'Interroge

Après plus d'une année de fonctionnement, la base de connaissances d'Interroge permet la consultation de toutes les questions posées. Celles concernant la musique sont accessibles ici.



Et pour qu'est-ce que le rythme ?, la réponse est

Les archives d'Interroge donnent accès, quant à elles, à toutes les réponses, traitant de sujets allant de l'Administration à la Zoologie !


Muriel

lundi 1 décembre 2014

Nouveauté : un piano silencieux en salle de lecture

Ce clavier est à vous !

Un  piano "silencieux" est à votre disposition à la Bibliothèque musicale, accès libre et gratuit pour tous publics durant les heures d'ouverture.  


Venez déchiffrer les partitions de votre choix, en toute tranquillité, le casque vous offre une intimité acoustique, sans complexe et sans perturber les autres usagers.  Ce piano digital de qualité supérieure, un Clavinova Yamaha CLP-585, dispose d’une technologie de pointe imitant le toucher d’un piano à queue. Les sonorités de ce piano sont multiples : grand piano de concert Bösendorfer, piano pop, jazz ou rock, orgue, basse acoustique et bien d’autres.

Alors, que vous soyez débutant avec les Microkosmos de Bartók, passionné de Keith Jarret, attiré par l'humour d'Erik Satie ou par les thèmes des musiques de films, venez l'essayer, il vous attend !



Offre de sonorités variées 
Disponibilité


Muriel

lundi 24 novembre 2014

A la une : 10 ans avec...

Le dernier numéro (avril-juin 2014) de la revue Fontes, journal de l'Association Internationale des Bibliothèques, Archives et Centres de Documentation Musicaux (AIBM) informe :

"La médiathèque de la Cité de la musique vient de numériser et mettre en ligne le répertoire de références de partitions "10 ans avec la contrebasse". ... Pour mémoire, la collection "10 ans avec" présente un choix de méthodes et partitions pour aider l'enseignant ou même l'amateur à diversifier son répertoire. Ces références sont classées par niveau d'apprentissage et brièvement commentées. ... La Cité de la musique a déjà mis en ligne plusieurs de ces répertoires dont l'édition papier est épuisée et ne sera pas rééditée. La version numérique propose de plus, pour de nombreuses références, un lien vers un extrait de partition."



Répertoires en ligne : 
 

Disponibilité
Fabienne



vendredi 21 novembre 2014

Nouveauté : la presse en salle de lecture

La salle de lecture de la bibliothèque vous accueille aussi, depuis le début du mois, pour parcourir la presse genevoise. La bibliothèque est abonnée au journal Le Courrier et à celui du Temps : l'occasion, entre autre, de faire la lecture du dernier "Samedi culturel" ou du "Mag". 

Dans le dernier Mag paru (édition du 15.11.2014), on peut y lire "La culture à 360°", article signé Roderic Mounir qui relate l'état des lieux organisé par la Ville de Genève "pour mesurer l'apport quantitatif et qualitatif de la culture" à Genève.


Les journaux sont archivés pour le mois en cours afin d'être consultés en salle de lecture : bonne lecture !


Disponibilité (Le Courrier)
Disponibilité (Le Temps) 


Muriel

lundi 17 novembre 2014

Concours de Genève : 75 ans

En 2014, l'illustre Concours de Genève propose sa 69ème édition mais fête ses 75 ans. Tout d'abord nommé en 1939 Concours International d'Exécution Musicale (CIEM), puis brièvement Concours National pendant les années de guerre (1940 à 1946), il change de nom il y a quelque temps et devient Concours de Genève.


Pour son cinquantième anniversaire, une brochure commémorative - accompagnée de trois disques compacts - a été publiée. C'est une source de renseignements sur les différentes éditions et leurs disciplines, mais aussi sur les jurés et, bien sûr, les lauréats. Pour n'en citer que quelques-uns parmi les plus connus : José van Dam, Michel Portal, Maxence Larrieu, Heinz Holliger, Marie-Claire Alain, Arturo Benedetti-Michelangeli, Georg Solti, Béla Siki, Martha Argerich, Christian Zacharias, Maurice André, François Guye...

On relève également au fil des pages des informations anecdotiques :
  • En 1939, les épreuves se déroulent à huis-clos. Les candidats ne sont connus des jurés que sous un numéro et passent cette épreuve derrière un paravent. En 1946, ce sont les jurés qui sont placés derrière un rideau. Ceci sera supprimé en 1980.
  • La discipline "piano" est divisée en deux sections Hommes/Femmes (avec le même programme) jusqu'en 1964. Pareil pour la catégorie "violon" mais jusqu'en 1952.
  • Pendant les années de guerre, le concours est maintenu mais devient national. Il est ouvert à tous les musiciens suisses et étrangers résidant en Suisse depuis 2 ans.
  • Dans l'introduction de la plaquette du 10ème anniversaire, Henri Gagnebin encourage les candidats à présenter des oeuvres dans un répertoire quelquefois moins courant : "Les jurys leur en sauront gré" !
  • En 1964 est créé le "Prix suisse" attribué à la meilleure interprétation d'une oeuvre d'un compositeur suisse, offert par le Conseil fédéral.
  • Jusqu'en 1979, les disciplines "piano" et "chant" figuraient chaque année au concours. Dès lors, il y a alternance avec le Concours de Munich.
  • En 1985, le CIEM reçoit un prix par la Fondation pour Genève, destiné à ceux qui contribuent au rayonnement de la Cité.
La liste des pièces imposées de compositeurs suisses figurent aussi dans cette brochure. La Bibliothèque musicale en possède une bonne partie que vous pouvez naturellement emprunter !


Pour son 75ème anniversaire, en plus d'un coffret d'enregistrements historiques, le concours publie un livre sur son histoire : "Une certaine idée de la musique. Le Concours de Genève, 1939-2014", par Marie Duchêne-Thégarid aux éditions Slatkine. A découvrir dans votre bibliothèque préférée !

Fabienne

jeudi 6 novembre 2014

Les bons soins prodigués aux livres


Partition avant restauration, cote BMU RA 46

Si la reliure n’a pas d’âge, la notion de conservation et préservation en bibliothèque est relativement récente. L’association faîtière des bibliothèques (IFLA) ne cesse de renforcer ses actions en matière de conservation depuis 25 ans. Parallèlement, le programme de l’Unesco intitulé « Mémoire du monde » lancé en 1992 renforce les actions pour la sauvegarde du patrimoine. Les partitions manuscrites d’ Aram Khatchaturian ont été inscrites à ce programme en 2013 ! 

Conservation préventive et restauration des documents sont les deux pôles importants afin de prendre soin des collections conservées dans les bibliothèques. A la bibliothèque de Genève, ces actions sont organisées autour de l’unité "Régie" qui comprend un atelier de restauration et un atelier de conservation préventive. 
La conservation préventive permet la mise en place de toute une série de mesures afin de prévenir des dégradations : entretien des locaux, étagères et environnement adéquats pour le stockage, manipulation soigneuse, enfin reliure ou conditionnement dans des cartables ou boîtes sur mesure.
La restauration d’un ouvrage est effectuée lorsque celui-ci a une forte valeur patrimoniale. La restauration s’effectue en respectant les matériaux de l’original. 

A la bibliothèque de Genève, ces actions sont organisées autour de l’unité "Régie" qui comprend un atelier de restauration et un atelier de conservation préventive. 

Volume relié par Hans Asper au début du 20e siècle

Dans ses vitrines, la bibliothèque musicale présente le travail effectué par les relieurs extérieurs (env. 450 partitions reliées par an), des objets et outils provenant de différents ateliers de reliure-dorure et de restauration à Genève. Enfin quatre vitrines permettent de comparer deux partitions avant et après restauration.

Presse dans l'atelier de René Morf, relieur

Vous pouvez venir découvrir ces vitrines jusqu’au 30 janvier 2015. 

Muriel

lundi 20 octobre 2014

A l'affiche : Gamelans balinais, du temple à la scène

Qu'est-ce que le gamelan ? On peut lire ceci dans l'ouvrage de Henry Thollon Leçons de gongs, le gamelan en classe :

"... nous avons décrit les gamelan comme des orchestres mais il serait plus exact de parler d'un grand instrument collectif, d'une unité indivisible comprenant plusieurs éléments. Pour reprendre une image de Catherine Basset, le gamelan serait comme un corps, la tête représentée par le gong, les membres par les autres instruments et les organes vitaux par les musiciens... Une équipe d'artisans, dirigée par un maître forgeron le pandé, fabrique et accorde l'ensemble des instruments d'un même gamelan. Qu'elles soient slèndro ou pélog, les échelles d'accord ne sont jamais absolument identiques d'un gamelan à l'autre. Par conséquent il est impossible de mélanger des instruments issus de gamelan différents, ils sonneraient faux...
L'apprentissage, la répétition de compositions musicales sont également collectifs. Les instruments doivent toujours être joués ensemble."


 Terompong Beruk : un gamelan à Bali , photographie de Patrick Dasen

Pour en savoir plus sur cet instrument collectif, la Bibliothèque musicale vous convie à une conférence le mercredi 5 novembre à 20h : Gamelans balinais, du temple à la scène, par Patrick Dasen.

Disponibilité
Tullia

vendredi 17 octobre 2014

A l'affiche : Gergiev - a certain madness


Le film du photographe et cinéaste suisse Alberto Venzago consacré à la tournée du chef d'orchestre Valery Gergiev et de son orchestre sera projeté vendredi 17 octobre à 20h30 dans le cadre du Festival des films de Russie et d'ailleurs. Le film est décrit ainsi par les programmateurs :


Pendant deux semaines, à bord du célèbre Transsibérien, ils vont découvrir leur pays sur plus de 15 000 kilomètres avec comme seul mot d'ordre : « Apporter la culture au peuple.» Un documentaire qui revient sur l'engagement du chef d'orchestre Valery Gergiev et dans lequel les grands airs du répertoire classique russe se mêlent aux sonorités des industries et du train en marche.


Sans aucun doute passionnant pour les musiciens et les cinéphiles, mais pas seulement... 

Si après la projection l'art du chef d'orchestre vous titille, la bibliothèque vous propose quelques ouvrages.

Muriel


lundi 13 octobre 2014

Brève : Ecrire pour le quatuor à cordes

En ce début du 21e siècle, le quatuor à cordes est plus vivant que jamais. Le Quatuor Molinari contribue à l'essor de cette forme en encourageant les compositeurs et les compositrices à lui envoyer des partitions inédites pour son Sixième concours international de composition. Une manière aussi d'approcher les musiciens canadiens, bien actifs dans le domaine de la musique contemporaine.

Comme source d'inspiration, la Bibliothèque musicale vous propose quelques partitions de compositeurs du 21e siècle...


...et de compositrices (elle sont encore trop rares!)
Edith Canat de Chizy, Rebecca SaundersElena Firsowa, Sofia Gubaidulina,

... de Genève
Vincent Chappuis, William Blank, Wen Dequin, Gérard Zinsstag, Micheal Jarrell,

... et d'un peu plus loin!
Thüring Bräm, Nicolas Bacri, Pascal Dusapin, Bruno GinerWilliam Sheller, Wofgang Rhim, Philipp Glass, Michael Nyman, Aleksander Peçi... (etc.)


A vos crayons ! A vos claviers !
Tullia

jeudi 2 octobre 2014

Brève : un manuscrit de Mozart retrouvé

Le manuscrit de la Sonate pour piano en la majeur KV 331 de Wolfgang Amadeus Mozart a été retrouvé dans "un recoin les plus sombres" de la bibliothèque nationale hongroise !

C'est un mystère que ce manuscrit se trouve en Hongrie, Mozart n'ayant à priori jamais séjourné dans ce pays. De même on ignore pourquoi le 5ème feuillet a été détaché et est conservé à Salzbourg.



Cette sonate est l'une des oeuvres les plus connues de Mozart, publiées à des millions d'exemplaires. Son final n'est autre que la Marche turque.

La Bibliothèque musicale ne possède malheureusement aucun manuscrit de Mozart mais elle vous propose d'emprunter cette sonate dans diverses éditions :

Bärenreiter, Henle, Wiener Urtext, Peters

ou d'y accéder directement sur le site de la Digital Mozart Edition.


Fabienne


lundi 22 septembre 2014

A l'affiche : Livre vermeil de Montserrat

Michel Pavillard est disquaire indépendant à Genève, il va nous faire découvrir le 1er octobre prochain les célèbres mélodies du Moyen Age tirées du Livre vermeil de Montserrat, lors d'un Salon musical au Grütli.


Manuscrit copié peu avant 1400 par les moines de l'abbaye bénédictine de Montserrat, en Catalogne, le livre vermeil est devenu célèbre surtout pour les sept folios de notations musicales qu'il contient, parmi un ensemble de textes religieux en latin et en catalan. Le contenu du livre était à l'usage des moines chargés d'accueillir les pèlerins venant adorer la Vierge du monastère et de les guider spirituellement. Un facsimilé du manuscrit médiéval du Llibre vermell de Montserrat a été publié par l'abbaye de Montserrat en 1989, à consulter en ligne dans sa version numérisée. Un exemplaire de ce facsimilé est d'ailleurs possédé par la Bibliothèque du Conservatoire de Genève et sera exposé au Grütli pour le jour de la conférence.

Pour lire et interpréter la musique, on choisira l'édition du Llibre vermell de Montserrat pour voix a cappella publiée par Jacques Viret en 2004, cette édition propose les transcriptions et le facsimilé des pages musicales de livre, elle est accompagnée d'une étude historique et musicale très complète. On trouve également à la Bibliothèque musicale la partition des chants du Livre vermeil dans le 3e volume du Cancionero musical popular español de Felipe Pedrell. En ligne, le portail ChoralWiki vous dirigera vers différentes retranscriptions en notation musicale moderne des neufs chants contenus dans le précieux livre.

Nous laisserons le soin à Michel Pavillard de vous en dire plus sur ces chants, afin de les apprécier dans leur contexte historique et à travers un florilège d'exemples musicaux.





















 
Imperayritz de la ciutat ioyosa : virelais en catalan, 
manuscrit de Montserrat et une transposition en notation moderne


Disponibilité
Tullia
 

lundi 15 septembre 2014

Chilly Gonzales : la méthode


"J'ai entendu un authentique charmeur de serpent hypnotiser un animal sauvage avec une flûte marocaine. J'ai entendu un prédicateur en sueur brailler a cappella dans un micro qui saturait. J'ai entendu une chanteuse s'épancher sans pudeur (...) De nos jours, il y a je ne sais combien de façons de faire de la musique".


Ces mots sont tirés de "Re-introduction etudes" de Chilly Gonzales, le pianiste-canadien-un-peu-fou au record du monde du concert le plus long. Après avoir appris la musique à l'oreille, il s'est intéressé à la précision de la notation musicale. Mais il a "été stupéfait de constater le côté anti-musical, médiocre et résolument PENIBLE de la plupart des méthodes." N'étant jamais mieux servi que par soi-même, il vient donc d'écrire sa propre méthode sous forme de nouvelles études afin de redonner du plaisir aux pianistes et de les guider à travers les différents composants de la musique, "façon Gonzo".

A travers 24 études faciles et amusantes, il aborde les notions de tierces, quintes, motifs en mouvement, gammes comme mélodie, blue note, green note, résolutions, lignes de basse des années 80 etc. Au terme de cette méthode, le pianiste aura appris les règles et astuces de Gonzales, qu'il peut remettre en question à son tour et expérimenter jusqu'à obtenir quelque chose de nouveau. 

Disponibilité

Fabienne



jeudi 4 septembre 2014

Brève : Z comme Zarzuela

Glorifiée par Saint-Saens et par Nietsche, la zarzuela est un art lyrique spécifiquement espagnol. Largement méconnue hors des frontières linguistiques des pays hispanophones, on remarque toutefois un intérêt international émergeant : pour preuve la parution d'un guide de la zarzuela par le musicologue français Pierre-René Serna.



A l'orée du 17e siècle, sur un terrain forestier au Nord de Madrid, fut bâtit un palais de villégiature royale entouré de ronces  (zarza en espagnol), il prend le nom de Palacio de la Zarzuela. Acteurs et musiciens viennent y divertir le roi et sa suite avec des comédies caractérisées par une alternance de déclamation et de chant. Très vite, ces soirées festives du palais donnèrent leur nom au genre musical qui se développera ensuite sur quatre siècles. 

La zarzuela est un genre musical difficile à définir, tant le répertoire est nombreux et plutôt éclectique. Selon Pierre-René Serna, il se rapprocherait de l'opéra-comique français. Nous vous suggérons de lire le premier article "Z comme Zarzuela" du guide à rebours de Serna afin d'en percer les mystères. 

Placido Domingo interprète des airs de 
La Verbena de la Paloma de Tomas Berton, "oeuvre maitresse absolue du genre"

Essayez-vous aussi à interpréter quelques airs de zarzuela en piochant dans les partitions proposées à la bibliothèque.

Les sites web zarzuela.net, rédigé principalement en anglais, et lazarzuela.webcindario.com, rédigé en espagnol, donnent également de nombreuses informations en ligne sur le sujet.

Disponibilité

Tullia

lundi 25 août 2014

A l'affiche : Rythmes de l'Inde

Le 3 septembre prochain Sébastien Millius vous fera découvrir toutes les subtilités des rythmes de l'Inde lors du premier Salon musical de la saison 2014-2015. Voici deux suggestions de lecture sur ce thème.

"Le raga, cadre mélodique, et le tala, cadre rythmique, constituent les deux piliers de la musique indienne... Les talas sont cycliques et présentent de multiples combinaisons de mesures. De même qu'il existe un langage de la mélodie, il existe un langage du rythme attaché aux anciens pas de danse classique. Ceux-ci sont eux-mêmes liés aux sons produits par le tambour. Dans la musique, le tala est indiqué par des gestes manuels..." 


La partition de Connolly contient une introduction  à la musique indienne pour comprendre les morceaux de musique notés en solfège de façon occidentale, avec des explications sur la notation musicale indienne. Idéale pour une première approche par les musiciens occidentaux. Le violon est très répandu dans la musique classique indienne du Sud, dite musique carnatique, alors que le tabla et le sitar sont des instruments prisés dans la musique hindoustanie du Nord de l'Inde. Un CD coproduit par le centre d'enseignement Bharatiya Vidya Bhavan accompagne la partition.


La méthode Indian Rhythms for drumset de Pete Lockett sera utile aux batteurs souhaitant enrichir leur répertoire avec des rythmes et des instruments à percussion traditionnels de l'Inde : mridangam, kanjira, ghatam, tabla. Quelques leçons sont déjà en ligne sur le site personnel de l'auteur Pete Lockett.
 










Pete Lockett jouant du ghatam avec Vikku Vinayakram, son maître indien




Pour aller plus loin dans l'apprentissage ou la pratique, les Ateliers d'ethnomusicologie de Genève offrent un choix de cours de musique indienne du Nord et du Sud. Le conférencier Sébastien Millius, quant à lui, enseigne les percussions au Grand-Saconnex au sein de l'association Musica. Formé à la haute Ecole de Musique de Genève, il participe aux projets de recherche de l'établissement sur les systèmes rythmiques de l'Inde en lien avec la pédagogie musicale.

Disponibilité
Tullia 

lundi 18 août 2014

Du Kiosque : Le jazz revisite La Nouvelle Vague




Stéphane Kerecki, contrebassiste, revisite, avec son 4tet, les films de la Nouvelle Vague : son dernier CD comprend des morceaux se basant sur les thèmes des musiques de films suivants :
Tirez sur le pianiste, Le mépris, Pierrot le Fou, Les Demoiselles de Rochefort, Les 400 coups, Ascenseur pour l’échafaud, Alphaville, La mariée était en noir, Lola, A bout de souffle...
Dans l'article qui lui est consacré dans le numéro 663 "spécial été 2014" de Jazzman, il explique son engouement pour les films des années 50 et 60 : 
J'ai toujours été touché par la liberté des films de la Nouvelle Vague. Ils parviennent à exprimer des émotions qui jusqu'alors n'avaient pas été traduites au cinéma, ou du moins pas comme ça. Chez Godard notamment, il y a des séquences entières qui viennent rompre le fil narratif, comme des sortes de petits poèmes cinématographiques indépendants [...]. La motivation première de ce disque, ç'a été l'envie d'essayer de transcrire ce type d'émotion en musique".
Travail minutieux et minimaliste pour dégager un thème, un phrasé, Stéphane Kerecki a dû retravailler un matériau essentiellement symphonique afin d'un composer une transcription pour quartette de jazz. Il a également invité la chanteuse Jeanne Added pour deux chansons célèbres : la première de Pierrot le Fou (en son temps, le répertoire de Jeanne Moreau), la deuxième La chanson de Maxence dans Les demoiselles de Rochefort :
[Ces] deux chansons me touchent. J'ai cherché à les aborder de façon naturelle, de les dire autant que de les chanter, en restant au pllus près des mots et des émotions. Ce choix d'interprétation a induit la forme et les arrangements, ultra minimalistes. J'aime de plus en plus travailler à faire émerger la parole qui se cache dans le chant. Jeanne Added

Le quartette au travail sur Nouvelle Vague

A écouter... et re-découvrir !

Disponibilité (Jazz magazine)
Disponibilité (Nouvelle vague de S. Kerecki)
Disponibilité (partitions: Demoiselles de Rochefort, Le mépris) 

Muriel

lundi 11 août 2014

Bicentenaire... des Deux jaloux

En cette année du bicentenaire, la bibliothèque examine les partitions composées à l'aube du canton de Genève.

Parmi les matériels d'orchestre d'oeuvres lyriques conservés à la bibliothèque, voici une petite curiosité : Les deux jaloux, opéra-comique composé par Sophie Gail. Femme compositrice pendant la période de la Révolution française, sa carrière débute par la composition de romances. Les deux jaloux date de 1813 et serait le premier opéra-comique à être composé par une femme. 

Edité par Pierre Gaveaux, l'oeuvre reçut un accueil favorable au Théâtre Feydeau. Les Genevois durent attendre quelques années avant d'entendre cet opéra en 1831... grâce aux copies manuscrites qui nous sont parvenues jusqu'à aujourd'hui !






Pour prolonger sur le thème de la musique à Genève en 1814, voici, entre autres, deux événements cette prochaine saison :

- concert-conférence sur La musique de salon dans les salons genevois autour de 1814 par Rémy Campos et Pierre Goy


- concert Grande Histoire, petites annonces par l'OCG et la Fanfareduloup Orchestra ("Sur la base des éditions no 42 du 1er juin 1814 et/ou du no 31 du 20 mai 1815 des Affiches, Annonces et Avis Divers de la Ville de Genève, un collectif de compositeurs issu des deux ensembles musicaux puise dans les annonces et avis de ce périodique afin d’en tirer une narration musicale poétique, mettant en avant les réalités et tracas de la vie quotidienne face à cet événement capital de l’histoire de Genève").

A consulter Les deux jaloux

Disponible (encyclopédies sur les compositrices)
Muriel

lundi 4 août 2014

Un air de plage : musiques du vent

Pour les vacanciers s'en allant sur les plages venteuses de l'Atlantique, voici un manuel amusant pour varier les activités et occuper curieux ou bricoleurs :   

Musiques du vent : 14 instruments à fabriquer + 4 chansons éoliennes

Des instruments à construire comme le "plastorgue", le "moulin girouette" ou le "fil chantant de cerf-volant" sont proposés avec explications et en images. Réalisés avec des moyens simples, ces instruments de musique sont à faire sonner par l'action naturelle du vent. En effet la musique éolienne est produite par le vent sur des instruments spécifiquement fabriqués pour fonctionner grâce à son action.

"Ne nécessitant pas la présence d'intervenants musiciens, cette musique naturelle est une des plus anciennes de notre planète au même titre que celle de l'eau. Le vent léger bruite les feuilles des arbres, la tempête siffle dans les branches, la brise fait sonner les blés. Les bourrasques font mugir les cavités des gorges profondes..." (p. 4.)





En deuxième partie de l'ouvrage sont présentés les instruments éoliens traditionnels autour du monde, de la France à la Chine. On y apprend par exemple que la "tuile à loup" des Cévennes était placée au faîte du toit, les vents de l'hiver la faisant siffler, elle servait de signal d'alerte aux loups.


Les auteurs Didier Ferment, Bruno Tondellier et Uli Wahl sont avant tout des facteurs d'instruments de musique éolienne et expérimentateurs des sons, ils vous invitent à une rencontre sur le site internet Les ventscourtois.


Vous l'aurez compris, cet ouvrage pourra aussi être utilisé lors d'activités pédagogiques dans le préau de l'école, à la campagne ou à la montagne. Découvrez à la bibliothèque les livres pédagogiques de musique pour la classe sur d'autres thème des Editions musicales Lugdivine.

Disponibilité
Tullia

lundi 28 juillet 2014

Du kiosque : Musique des objets

L'un des derniers numéros de la Revue Circuit traite de la Musique des objets (2013, vol. 23, no 1). Il ponctue les créations entendues à la Fête de la musique et fait un point d'orgue à l'exposition qui s'achève.

La revue Circuit, créée en 1989 à l'initiative de Lorraine Vaillancourt (fondatrice et directrice artistique du Nouvel Ensemble Moderne) et de Jean-Jacques Nattiez son tout premier rédacteur en chef (1990-1999), est définie par les rédacteurs "comme une revue d’art et un instrument de réflexion esthétique, elle s’adresse à tous ceux qui se sentent concernés par les enjeux de la création musicale et artistique contemporaine". 


Charles Stankievech, Horror Vacui: Good Vibrations (détail), 2008.
Cloche antique et enregistrement vinyle

Cet été, grâce à la collaboration de deux revues : Circuit et Intermédialités et au relais de la "web-radio culturelle montréalaise" Globe sonore, le numéro de la Musique des objets possède à présent son premier podcast. Un 2ème est déjà prévu pour l'automne consacré au numéro "Glenn Gould et la création" (2,2012).

Parmi tous les sujets abordés par Circuit, soulignons le numéro 20 sorti en 2010 pour le 20e anniversaire de la revue : La musique contemporaine d'hier à demain où les trois points de vue historique sont abordés : Hier consacré à un retour en arrière sur la revue et la presse musicale, Aujourd'hui illustré par des extraits de partitions, Demain constitué d'une enquête faite auprès d'acteurs de la musique contemporaine : directeurs de festivals, compositeurs, musiciens. Morceaux choisis :
Il est difficile, par les temps qui courent, de rester optimiste lorsqu'on s'interroge sur l'avenir de la musique contemporaine dans notre société (Nicolas Gilbert, compositeur, Montréal).
Quelle bonne nouvelle pour la création ? Internet ouvre le champ à un public certes non averti mais paradoxalement plus ouvert, car moins sectaire. Une vraie chance pour la création (Jean-Guihen Queyras, violoncelliste, France).
J'ose donc imaginer que le XXIe siècle qui débute en sera un de renaissance pour notre forme d'art. Dans ses multiples hybridations avec d'autres disciplines par l'intermédiaire du monde numérique, et avec des musiciens porteurs d'un discours rassembleur, la musique de création pourra peut-être conquérir le coeur d'un large public et prendre sa place dans notre société moderne qui a grand besoin de musiques riches et visionnaires (Cléo Palacio-Quintin, compositrice, Montréal).

Optimiste ? Pessimiste ? Pour vous forger votre propre opinion, la recherche dans Circuit est facilitée par l'indexation du RILM (Répertoire international de littérature musicale) à consulter depuis les ordinateurs des Bibliothèques genevoises.
 
Disponibilité
Version mp3 de l'émission
Muriel

mardi 22 juillet 2014

A l'affiche : Festivals d'été

L'été musical rime avec festivals. Que ce soit sous le soleil, dans la poussière ou la boue ou sous des trombes d'eau, les festivaliers sont des mélomanes courageux, prêts à affronter tous les caprices météorologiques.

Mais si vous êtes moins téméraires ou que simplement vous n'avez pas pu obtenir votre sésame, il existe une solution : venir à la Bibliothèque musicale - qui reste ouverte pendant tout l'été ! - et emprunter des partitions des artistes invités sur les scènes suisses cet été. Il ne reste plus qu'à les interpréter au sec et au frais chez vous !

Rien que pour Paléo, nous vous proposons :





Bons festivals !

 Fabienne

lundi 14 juillet 2014

Instruments de musique atypiques : l'ocarina



L’ocarina, de l’italien "petite oie", est un instrument à vent, né il y a plusieurs milliers d’années avec la poterie, du mariage de la terre et du feu.
La "flûte ronde" des Incas et des Mayas arrive d’Amérique centrale en Italie au 19e siècle. Au milieu du 20e siècle, un ethnomusicologue établit un concept d’ocarina à quatre trous permettant de jouer la gamme diatonique occidentale.



Intemporel, gourmand de convivialité, naturel, l’ocarina est un bel objet souvent "pièce unique" en forme de galet, d’oiseau ou autre selon l’imagination de ses concepteurs.
Servant également d’outil pédagogique et thérapeutique, l'ocarina peut être utilisé très tôt par les enfants en éveil musical.


 



Disponibilité

Patricia