jeudi 31 mars 2011

L'Officiel de la musique... en Suisse

4'000 contacts, triés sur le volet et actualisés, consituent le coeur de Swiss Music Guide 2011. Toutes les adresses phare de la scène pop suisse son consignées ici, en format manuel, selon une classification simple par artistes, studios et matériels, organisateurs et salles, médias, institutions culturelles, programmateurs et labels.


La 10e édition de cet annuaire indispensable aux professionnels sort de presse à l'occasion du m4music-festival, conference  demotape & clinic. Plusieurs articles agrémentent le volume, comme celui sur le crowdfunding, un nom donné au financement collectif d'un projet par le biais d'internet et de ses utilisateurs, soit une manière de "faire la manche en numérique".

Personne n'attend un nouveau groupe. Produire quelques bons morceaux ne suffit pas. Les chansons doivent se frayer un chemin jusqu'au public. Mais comment?
 
Des Réponses dans le Swiss Music Guide 2011!

Dans un autre style, mais avec une version en ligne, il est utile de consulter également le Guide musical suisse.

Tullia

lundi 28 mars 2011

Berceuses du chat

Inspirées de la poésie populaire russe, ces berceuses sont mises en musique par Igor Stravinsky. Ramuz en compose le texte français. La voix de contralto est accompagnée par trois clarinettes de timbres différents, et dont les figures souples et félines évoquent bien un chat.

I. Stravinsky. Le rossignol & autres fables. Opéra de Lyon, 2010


On ne peut que vous recommander cette série de petits livrets rouges édités par l’Opéra de Lyon. Ils présentent les textes en langue originale de chaque production de la saison, accompagnés d’une traduction française et d’un carnet de lecture. De quoi se documenter agréablement après le spectacle.
 
Des opéras célèbres et des oeuvres scéniques méconnues font partie de la série comme Emilie de Kaija Saariaho, Le vol de Lindbergh de Kurt Weill ou Le vin herbé de Frank Martin.


Tullia

jeudi 24 mars 2011

La bibliothèque s'affiche...

Ce soir à 18h vernissage à la Bibliothèque musicale !

Trois institutions sont réunies pour vous présenter 200 ans d'affiches de théâtre lyrique. Une occasion unique d'admirer les originaux conservés à la Bibliothèque musicale, à la Bibliothèque de Genève (BGE) et aux archives du Grand Théâtre.

Un parcours visuel depuis l'une des premières affiches illustrées de théâtre en 1890 jusqu'aux affiches récentes que les mélomanes genevois auront peut-être encore en mémoire, de Roger Pfund à Roland Aeschlimann, en passant par Aki Kuroda et Laura Amiet.



L'exposition est à découvrir à la Maison des arts du Grütli sur deux étages : à La Bibliothèque musicale et au Café du Grütli.



Les commissaires de l'exposition Muriel Hermenjat et Jean-Charles Giroud vous en diront plus sur ces affiches lors d'une conférence le 7 avril à 12h15.
Tullia

lundi 21 mars 2011

Ce soir on improvise...



Archipel a débuté vendredi dernier. Le Festival des musiques d'aujourd'hui donne cette année l'opportunité au compositeur et pianiste genevois Jacques Demierre d'écrire pour la Fanfareduloup Orchestra et l'Ensemble 6ix autour des Lieder du philosophe Friedrich Nietzsche... 
Autant de noms pour nous donner des envies de découvertes sous le thème de l'improvisation chère à chacun des protagonistes de la soirée !

Au programme, donc, des musiciens qui interprètent et qui improvisent pour 

"rejoindre et amplifier le mouvement de complémentarité entre le performatif et le composé, singulièrement audible dans les Lieder du jeune Nietzsche. En ce sens, la partition de Flash-Songs s’organise à travers un dispositif temporel qui n’est pas complètement déterminé ni totalement organisé à l’avance, mais qui propose aux interprètes, à l’intérieur de champs sonores donnés, de jouer de leurs capacités improvisatrices à convoquer l’instant sonore, tel Nietzsche improvisateur-compositeur, dans ses années de jeunesse, face à ses futurs Lieder "

explique le compositeur !

Le concert a lieu au Théâtre de l'Alhambra jeudi 24 mars à 20h

A la bibliothèque, pour poursuivre l'exploration sonore, nous vous proposons Symptômes, petit recueil de poésie écrit à deux voix par Jacques Demierre et Vincent Barras en 2006.


Disponibilité : Demierre, Nietzsche
Muriel

jeudi 17 mars 2011

Cocoon

Dès sa création en 2006, Cocoon - groupe de pop/folk français chantant en anglais et composé de deux musiciens Mark Daumail et Morgane Imbeaud - est repéré par les Inrockuptibles en remportant l'édition 2007 de leur concours Ceux qu'il faut découvrir.
Sur la base de mélodies imparables rehaussées par des textes mélancoliques ou légers, Cocoon compose une musique belle et évidente. Le registre folk dans lequel évolue la formation s’inscrit dans une tradition de songwriting épuré et fragile à la fois, qui lui confère une dimension poétique et résolument humaine. Si la musique de ce groupe parvient à vous envoûter dès la première écoute, c’est sans doute parce qu’elle repose sur deux superbes voix qui se complètent et se répondent à merveille. Leur premier album My Friends All Died In A Plane Crash qui voit le jour fin 2007, est nommé à l'édition 2008 du Prix Constantin. Puis le second album Where The Oceans End (Où les océans s’arrêtent) sort le 25 octobre 2010 et est certifié disque d'or en France un mois après sa sortie. Le premier single extrait de l'album s'intitule Comets



En 2009 une tournée internationale qui les amène entre autres aux Etats-Unis, en Chine et en Australie permet au groupe originaire de Clermont-Ferrand de se faire connaître hors des frontières de l’Europe.Cocoon se produira en concert ce samedi 19 mars 2011 au Théâtre du Léman.



Disponibilité 

Patricia

lundi 14 mars 2011

Le club des 27

Le club des 27 propose une liste de musiciens de rock et de blues morts à l’âge de 27 ans.

L’idée selon laquelle les rocks stars subiraient la malédiction des 27 ans date du début des années 70. A l’époque, cette théorie fumeuse s’appuie sur quatre décès emblématiques :


- Brian Jones, guitariste et fondateur des Rolling Stones, mort noyé dans sa piscine en 1969
- Jimi Hendrix, mort étouffé dans son vomi en 1970
- Janis Joplin, morte d’une overdose en 1970
- Jim Morrison, chanteur des Doors, mort d’une overdose en 1971


Un peu oubliée, cette théorie de la malédiction ressurgit dans les années 90, repartant même de plus belle avec le décès de Kurt Cobain, chanteur de Nirvana, suicidé en 1994.

Sont alors exhumés tous les artistes dont la mort est survenue alors qu’ils n’avaient pas atteint leurs 28 ans. Parmi eux :
Robert Johnson, Alan Wilson, Ron Pigpen McKernan, Peter Ham, Chris Bell
… et d’autres, plus ou moins connus, mais tous décédés avant leur vingt-huitième anniversaire. 


Il faut dire que la brutalité de ces morts a grandement contribué à créer cette mythologie.

Attention, la fin de l'exposition des destins brisés du rock est proche !


P.S. : Amy Winehouse rejoint le club le 23 juillet 2011, la légende n'est pas prête de s'éteindre...

Disponibilité
Fabienne

jeudi 10 mars 2011

Hommage à un grand poète, Jean Ferrat

Lorsque Jean Ferrat (de son vrai nom Jean Tenenbaum) voit le jour en France en 1930, rien ne laisse présager un destin unique. Pendant la guerre, son père d’origine juive est déporté. Il est obligé alors de travailler pour aider sa famille à survivre. Déjà son goût pour l’art se fait sentir. Dans les années 50, de théâtres en cabarets, il se lance dans la musique, en écrivant sous le pseudonyme de Jean Laroche et en jouant de la guitare dans un orchestre de jazz. Ses premiers succès, il les doit à Aragon en adaptant « Les yeux d’Elsa », poème que Jean Ferrat admire beaucoup. En 1957, ses débuts sur scène ont lieu à La Colombe, en première partie de Guy Béart avec une autre chanteuse débutante, Anne Sylvestre. Chanteur très engagé, il écrit beaucoup de textes non seulement pour lui mais aussi pour d’autres interprètes, et même si l’artiste ne cache jamais ses appartenances politiques et philosophiques (très à gauche)- ce qui lui vaudra durant sa carrière quelques censures- il n’en reste pas moins un poète de l’amour et de la fraternité. De concerts en albums, il obtient un succès grandissant, jusqu’au troisième album « Nuit et brouillard », dont le thème principal est la déportation, qui marque les esprits et fait de Jean Ferrat un artiste à part. Ce sont les deux titres « La montagne » (1964) et « Potemkine » (1965) qui le propulsent au sommet.



Mais l’homme sait rester humble, tout en continuant sa carrière, il s’installe au coeur de l’Ardèche, et s’isole pour vivre la vraie vie. Ses sorties sont lointaines: Mexique ou Cuba, d’où il ramène sa célèbre moustache et de nombreux titres tels que « Guérilleros ». Sa gloire est désormais internationale, et sa plume vengeresse égratigne le monde fort perturbé de cette époque (mai 68). En 1970, c’est à nouveau Aragon qui lui donne l’occasion de briller avec «  Aimer à perdre la raison » et son album « Ferrat chante Aragon » qui devient un des plus grands succès populaires français. Mais le chanteur, las de la vie de scène et de la notoriété, s’isole et fait ses adieux à la scène à la fin de l’année 1972. Il ne fera plus que quelques apparitions publiques au cours des années suivantes et jusqu’à son décès le 13 mars 2010, il y a tout juste un an.


Disponibilité 
Patricia

lundi 7 mars 2011

Aimez-vous Brahms?

Si c'est le cas ne manquez pas le prochain concert de l'Orchestre symphonique genevois. Le concerto pour violon et la quatrième symphonie de Brahms sont au programme. De quoi se plonger avec délices dans l'univers orchestral de ce compositeur romantique, viennois d'adoption.


Tedi Papavrani au violon tiendra la partie soliste le 13 mars à 17h au Victoria Hall.

Violonistes en herbe ou confirmés, à vos archets ! La Bibliothèque musicale vous propose la partition du concerto pour violon de Brahms dans une édition de qualité (Bärenreiter), avec les cadences et une réduction piano de l'accompagnement orchestral. Sur la toile, la première édition de cette partition datant de 1879 est disponible en ligne.


Brahms est également à l'honneur d'un cycle de concerts de musique de chambre au Musée d'art et d'histoire, le dimanche à 11h.

C'est certain, vous allez aimer Brahms.

Disponibilité : concerto, symphonie
Tullia

mardi 1 mars 2011

Partitions gratuites en ligne

La musique classique dispose d'un extraordinaire réservoir de partitions à décharger gratuitement en ligne, il s'agit de la Petrucci Music Library (ISMLP.) 

Partitions, parties séparées, matériels d'orchestre, réductions chant-piano, le choix y est vaste et le stock continuellement renouvelé avec de nouveaux titres. Très riche pour les compositions du 19e siècle et des siècles précédents (Beethoven, Chopin, Verdi...), le site ne propose en revanche aucune composition du 20e siècle, parce que les auteurs sont encore sous droit d'auteur, à l'exception de quelques rares compositeurs contemporains choisissant de diffuser gratuitement leurs partitions.

Basé au Canada, où les lois sur le droit d'auteur sont peu restrictives, le site propose des partitions tombées dans le domaine public, en principe seulement, puisque ce droit varie d'un pays à l'autre. C'est à l'utilisateur de veiller à une utilisation respectueuse de la législation de son pays. Le site diffuse ainsi des éditions moins récentes que celles que l'on peut acheter dans le commerce ou emprunter dans une bibliothèque, mais elles sont fort utiles aux musiciens pressés ou désargentés.




Edward W. Guo a créé ce site en 2006 alors qu'il avait 19 ans et étudiait la musique au conservatoire. Maintenant il étudie le droit à Harward, on imagine aisément ses bonnes raisons ! Un article du New York Times raconte sa formidable aventure, semée d'embuches par certaines maisons d'édition peu ouvertes sur l'open source - la gratuité des partitions sur internet. L'article est en anglais, mais il vaut le petit effort linguistique. Merci M. Guo!

La bibliothèque vous suggère également d'autres liens vers des partitions gratuites en ligne à explorer...
Tullia